Parmi les réalisations de l’association, citons :
- Le nettoyage des sarcophages découverts à l’entrée du cimetière et mis en valeur par la création d'un jardin.
-Création de la carte archéologique de la commune en collaboration avec le SRA.
- Création de circuits touristiques en partenariat avec Ouest- Provence et les offices de tourisme.
- Inventaire des bories de la commune, avec mise en fiches.
- Visites guidées du village.
- Visites commentées des bories, et création de circuits « bories » internes à l’association.
- Participation à des manifestations caritatives : Course des Bories 2003.
- Participation à la 1er journée d'étude du patrimoine rural en pierre sèche des Bouches-du-Rhône, le 16 octobre 2004.
En ce début du mois d'octobre, nous avons eu le plaisir de présenter les bories du massif à un groupe de randonneurs. Malgré le temps gris, et l'attaque féroce des moustiques, nos visiteurs ont apprécié la balade; certains d'entre eux comptent même revenir avec des amis, ou de la famille. C'est ainsi que le patrimoine de ce terroir se retrouve en photos dans toute la région PACA.
Vernègues est un joli village, pas trés loin d'ici, qui possède une bonne quinzaine de bories éparpillées à travers la campagne. HPCC était allé à la rencontre de ces constructions en pierre sèche d'un style trés différent des constructions qui parsèment notre territoire. A leur tour, les amis de Vernègues sont venus visiter nos bories; ils ont été étonnés par les tailles et les architectures variées qu'ils ont rencontrées.
Comme la photo le montre, les bories de Cornillon sont souvent cachées dans la pinède, peu facile à trouver, la végétation folle forme un écran qui les dissimule aux yeux des promeneurs non avertis. Le temps était magnifique, ce qui a donné l'envie à nos amis de revenir voir d'autres bories, des puits, des abris sous roche murés, ces témoignages muets d'une vie agricole aujourd'hui disparue, mais aussi d'une vie commencée dès le néolithique.Cornillon, nul n'en doute,est parcourue par des hommes depuis plusieurs millénaires.
HPCC est venue apporter sa modeste contribution à l'aventure de la reconstitution du passé de l'oppidum de Constantine.
Les fouilles de ce site sont dirigées par Florence Verdin, qui vient chaque année, depuis trois ans, sortir de terre les vestiges enfouis. L'équipe travaille sur
des habitations situées à proximité du témenos; ces habitations ont été utilisées, abandonnées, ré-utilisées plusieurs fois, ce qui donne un méli-mélo de murets, de sols, de pierres, d'une trés
grande complexité.
L'équipe est constituée d'étudiants bénévoles, logés par la municipalité de Lançon, nourris aussi, pour trois semaines. Ce ne sont pas des plaisantins: l'atmosphère
qui régne est sérieuse, studieuse; le travail s'effectue dans le silence, chacun concentré sur sa tâche.
Il faut de la patience pour être un bon fouilleur. Et de la force physique: " Tu peux jeter la terre sur ce tas, là-bas?" - "Heu... Je n'arrive pas à soulever le
seau..." Bon, ce n'est pas tout, il faut une bonne vue aussi: " Alors, tu descends jusqu'à ce que la terre devienne brun foncé, comme celle-là, tu vois?" - "Heu... Pour moi, elle est grise..."
Myopes et daltoniens s'abstenir. Asthmatiques aussi; chaque coup de brosse envoie en l'air un nuage virevoltant de poussière qui vous recouvre comme un rien et vous transforme en "petit homme
gris venu de Mars". La question qui ne se pose jamais est:"Pourquoi tu tousses?". Et pourtant, aprés avoir eu chaud, et soif, aprés avoir transpiré et changé de couleur, aprés avoir toussé,
brossé, récuré,balayé, quel bonheur de commenter le site qui se découvre et de contempler un ancien lieu de vie qui livre peu à peu ses secrets!
L'association des anciens du CNRS est venue rendre visite à Cornillon et à ses bories au cours d'une promenade agréable et passionnante.
Bernard Gat, l'historien du village et ami de certains visiteurs, présenta le vieux village perché sur son baou en racontant l'histoire de ce lieu depuis l'oppidum barré de l'âge du Fer
jusqu'aux temps modernes. Malgré le vent froid et vif, les visiteurs admirèrent la vue tout au long de la promenade; en tant que chimistes, géologues, historiens et archéologues, ils avaient tous
un commentaire à rajouter, ou une explication à donner!
L'aprés-midi, Bernard emmena ses visiteurs devant le mur d'abeilles et quelques bories choisies pour leur bon état de conservation. Une occasion supplémentaire de parler de l'importance de la
cire et du miel à travers les âges et de la vie rurale en Provence. Nous remercions tout particulièrement Monsieur Eugéne Bonnifay, spécialiste de la préhistoire et habitué des sites
anciens, pour ses remarques pertinentes et enrichissantes devant certains lieux qui n'ont pas encore livré tous leurs secrets.