Il existe une curiosité rare sur notre territoire, un mur d'abeilles d'une taille remarquable, ce qui le place parmi les "grands murs de Provence". Ce mur était trés dégradé, recouvert par
une végétation touffue et encombrante qui le condamnait à une mort lente, quand l'association Histoire et Préhistoire de Cornillon-Confoux décida de le nettoyer en 2001. Puis il y eut un grand
toilettage par Ouest-Provence, et une réfection des parties endommagées, et l'apier put se montrer dans toute sa splendeur, avec ses 55 niches, et sa construction soignée. Ce mur est signalé et
peut être vu par les visiteurs et randonneurs; un panneau donne quelques informations, toutefois les 200 autres niches, signalées sur ce panneau, et mystérieusement disparues, semblent
relever de la galégade!
Bonne nouvelle: l'ancien panneau a été remplacé pendant l'hiver 2009 par un nouveau panneau, joliment décoré par une artiste locale;plus de galéjade, du sérieux! Trois personnes ont été
nécessaires pour écrire 18 lignes; c'est un peu fouillis, 2000 ans d'histoire en quelques lignes, forcément...HPCC n'a pas été contacté, et décline toute responsabilité pour le texte.
Ce monument en grand appareil se trouve à côté de la chapelle Saint-Vincent. On y accède
par la route qui descend vers Saint-Chamas, grâce à un petit chemin bordés de sarcophages anciens. Ce tombeau
avait d'abord été daté de l'époque romaine, puis du haut Moyen-Age. Il a fière allure dans son écrin de verdure, sous le soleil.
N'hésitez pas à poursuivre votre route pour visiter Saint-Chamas, vous y serez accueillis par le Pont Flavien, une merveille de l'époque romaine, flânez dans les rues
pittoresques et fleuries, découvrez le port et son vieux quartier, l'église et son clocher décalé posé sur pilotis, le musée et la promenade qui mène à la porte du fort, et quand il est ouvert,
le magnifique parc de la Poudrerie. L'offfice de tourisme, dans la chapelle Saint-Pierre, saura vous guider et vous faire apprécier pleinement ce village.
Moins impressionnante que les Alyscamps d'Arles , la montée des sarcophages menant à la chapelle
Saint-Vincent fait partie des must touristiques. Ces sarcophages sont de l'époque gallo-romaine, peut-être plus anciens, car le matériel archéologique retrouvé au même niveau remontait au
premier ou au deuxième siècle avant l'ère chrétienne. Ils ont été découverts lors de la construction de la route menant au cimetière actuel, un niveau plus haut. Si vous regardez le sol en
remontant l'allée, vous découvrirez des tessons minuscules de poteries qui ont plus de deux mille ans; laissez-les en place pour les touristes qui suivront, s'il-vous-plaît! La tombe sous en-feu
se trouve au bout de l'allée, et puis vous vous trouverez en présence de la chapelle Sant-Vincent.
Cette chapelle date du 12em siècle, et vous la
trouverez aprés avoir remonté l'allée des sarcophages et
être passé devant la tombe sous en-feu.
Il s'agit d'une jolie chapelle romane, construite par les
moines de Montmajour, sans doute sur une église plus
ancienne; parmi les pierres de remploi se trouvent trois
stèles funéraires, d'époque romaine, dont deux pré-
sentent leur épitaphe. L'ensemble est harmonieux,
malgré l'absence d'abside.
Les habitants de Cornillon avaient une dévotion toute
particulière pour Saint-Vincent, puisque l'église du
village, dédiée tout d'abord à Marie, a pris le nom du
saint au 14em ou 15em siècle. Le village a pendant long-
temps fêté, le 22 janvier de chaque année, Saint-
Vincent, patron des vignerons.